J’AI FAIT UN BOUGHATAT

J'ai fait un dream de Youssouf Amine Elalamy - édition le Fennec - 140 dhs/180 Euros
J’ai fait un dream de Youssouf Amine Elalamy – édition le Fennec – 140 dhs/180 Euros

Si vous aussi vous vous êtes fait avoir par cette présentation intelligemment conçue par la maison d’édition le fennec à propos du livre « j’ai fait un dream », ce n’est pas très grave ; de toute façon, c’est trop tard, vous avez dépensé les 140 dhs batila et ce n’est pas remboursable.

L’éditeur du livre le Job nous annonce la couleur via son communiqué de presse : « Ensemble de « bons » mots, de réflexions, d’apartés illustrés par un coup de crayon, ironique, ludique, qui donne vie à tous ces personnages, lui-même mais toujours un autre nés pendant le confinement. Ce livre-objet, se déguste comme un délicieux mille feuilles, qui peut, si l’on n’y prend pas garde, se transformer en tarte à la crème. A lire, offrir, petit plaisir à partager en ces temps incertains. »

Je vous le dis tout de suite ce produit est une catastrophe ambulante. Écrit en majuscule avec une police de grande taille et 128 pages vides. Mon « boughatat » du weekend, ne dispose ni de numérotation ni d’un résumé en quatrième couverture. En plat arrière, notre éditeur national se contente d’afficher le prix et l’ISBN mais n’oublie pas d’emballer l’œuvre d’art d’une cellophane individuelle. Et puis l’inculte-que-je-suis souhaite vous donner un petit conseil : si vous tombez un jour sur un livre scellé avec un grammage de page épais et dense…tracez votre chemin il n’y a rien à lire… généralement le talent est inversement proportionnel à la taille de la police d’écriture et au grammage papier…chers lecteurs nous sommes en crise…investissez plutôt dans une cagette de tomates fraiches ! Vous voulez goûter aux « bons » mots voici un avant-gout. C’est un peu comme Gims qui se prend pour Baudelaire ou Ben Vautier en pleine crise depressive  : 

  • « J’ai rêvé que j’étais déguisé en Mickey . Que les chinois m’avaient pris pour une chauve souris et voulaient me manger. »  
  • Dans une autre page « j’ai rêvé qu’en visitant le zoo, j’avais rencontré un animal en pleine crise identitaire »
  • Et en bas d’une autre page noir vide  « j’ai rêvé que j’étais enfin sorti de mon cocon » en guise de dessin dans la page blanche d’après une espèce de Bouja3rana-papillon…

Bref je ne pardonnerais pas aux journalistes ce cauchemar dominical !

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