Le monde de Sophie

Tout commence le jour où Sophie Amundsen, une jeune fille de quinze ans, trouve dans sa boîte une lettre qui lui est adressée, et sur laquelle n’est inscrite qu’une seule phrase : « Qui es-tu ? ». Une seconde enveloppe lui parvient, et à l’intérieur un nouveau petit mot : « d’où vient le monde ? ». L’expéditeur de ces lettres reste un mystère, mais les questions posées intriguent Sophie. C’est le début d’une étrange correspondance qui va plonger la jeune fille en quête de réponses dans une longue visite des principales figures de la philosophie…
Ce roman initiatique a conquis des millions de lecteurs à travers le monde. Sans doute parce que Le monde de Sophie ne donne pas de réponses pré-fabriquées mais parce qu’il pose des questions, de vraies questions.

« On raconte que Socrate s’arrêta un jour devant un jour devant une échoppe qui proposait différentes marchandises. A la fin, il s’écria : « Que de choses dont je n’ai pas besoin! » Cette déclaration pourrait être le mot d’ordre des cyniques.  Les cyniques mettaient l’accent sur le fait que le bonheur n’est pas dans les choses extérieures comme le luxe matériel, le pouvoir politique et la bonne santé. Le vrai bonheur est de savoir se rendre indépendant de ces conditions extérieures accidentelles et instables. C’est justement parce que le véritable bonheur ne dépend pas de ce genre de choses qu’il est à la portée de tous. Et une fois atteint c’est pour toujours.
Le cynique le plus célèbre fut Diogène, qui fut un élève d’Antisthène. On raconte qu’il vivait dans un tonneau et ne possédait qu’un manteau, un bâton et un sac pour son pain. (Difficile dans ces conditions de l’empêcher d’être heureux!) Un jour qu’il était assis devant son tonneau à profiter du soleil, il reçut la visite d’Alexandre le Grand. Celui-ci s’arrêta devant le sage et lui demanda s’il désirait quelque chose. Diogène répondit : « Je veux bien que tu fasses un pas de côté pour laisser le soleil briller sur moi. » Il démontra là qu’il était à l fois plus riche et plus heureux que le grand conquérant, puisqu’il avait tout ce qu’il désirait.
Les cyniques pensait que l’homme ne devait se préoccuper ni de sa propre santé, ni de la souffrance, ni de la mort. Ils ne devaient pas non plus se laisser troubler en prêtant attention aux souffrances d’autrui. »

« – Nous ne vivons pas seulement à notre époque. Nous portons toute notre histoire avec nous. Rappelle-toi que tout ce qui est ici dans cette pièce a été un jour flambant neuf. Cette pitoyable poupée en bois du XVème fut peut-être fabriquée pour les cinq ans d’une petite fille. Par son vieux grand-père peut-être… Puis elle eut dix ans, Sophie. Elle devint adulte et se maria. Peut-être eut-elle aussi une fille à qui elle donna la poupée à son tour. Elle vieillit et, un jour, mourut. Elle avait pourtant vécu objectivement une longue vie, mais elle finit quand même par mourir. Et elle ne reviendra jamais. Au fond, elle ne fit qu’une courte visite sur terre. Mais sa poupée… eh bien, elle est encore là sur l’étagère.
– Tout devient si déprimant et dramatique quand tu présentes les choses sous cet angle…
– Mais la vie est à la fois déprimante et dramatique. On nous laisse pénétrer dans un monde merveilleux, nous rencontrer et nous saluer, même faire un bout de chemin ensemble. Puis nous nous perdons de vue et disparaissons aussi brusquement que nous sommes venus la première fois. »

«Honore le court printemps de la vie qui est à l’origine de toute chose sur terre !
Le plus infime connaîtra lui aussi une résurrection, Seules les formes se perdent.
Les générations engendrent de nouvelles générations, laissant s’épanouir l’humanité plus avant ; l’espère engendre l’espèce pendant des millions d’années.
Les mondes déclinent et renaissent.
Mêle-toi à la jouissance de la vie, toi qui pus fleurir
En son printemps, savoure chaque instant comme un hommage de l’éternel offert à la condition des hommes ;
apporte ta modeste contribution au tourbillon infini, même faible et insignifiant, enivre-toi de l’éternité de cette journée ! »

« Pour Sartre la liberté est un poids terrible. « L’homme est condamné à être libre, dit-il. Condamné, parce qu’il ne s’est pas créé lui-même, et cependant libre. Car une fois qu’il est jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu’il fait. »… 
« Mais la vie est à la fois déprimante et dramatique. On nous laisse pénétrer dans un monde merveilleux, nous rencontrer et nous saluer, même faire un bout de chemin ensemble. Puis nous nous perdons de vue et disparaissons aussi brusquement que nous sommes venus la première fois.»

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